« La Cité universitaire offre une mixité et un brassage incroyable que l'on voit rarement une fois qu'on en est sorti » | Jean-Marie John-Mathews, alumnus de la Résidence André Honnorat

Oct 29, 2019

 

Quel était votre quotidien pendant votre séjour à la Résidence André Honnorat ?

J'étais à la résidence André Honnorat de 2012 à 2014. À l'époque, le pavillon était habité d'une part par les élèves en CPES de l'université Paris Sciences et Lettres et, d'autre part, par des étudiants souvent français des écoles environnantes à Paris. Ce qui était mon cas à l'époque. Quelle que soit la provenance des résidents, tout le monde se parlait et l'ambiance y était vraiment conviviale. En particulier, les parties communes où l'on cuisinait et le comité des résidents étaient des endroits particulièrement propices aux échanges. 

 

Avez-vous fait des rencontres qui vous ont marqué, ému, changé ?

Oui beaucoup, notamment les étudiants PSL. La plupart des résidents à André Honnorat étaient boursiers et venaient généralement de milieux modestes et il y avait une forme de solidarité entre nous. Je donnais bénévolement des cours de maths et physique à quelques étudiants PSL, souvent un peu plus jeunes que moi. De là, sont nées de véritables amitiés avec des personnes que je revois encore aujourd'hui. D'ailleurs si je suis aujourd'hui enseignant à l'université PSL, c'est bien de là qu'a commencé mon attrait pour l'enseignement.

 

Quel a été votre parcours depuis que vous avez quitté la Cité internationale ?

J'ai été diplômé de l'ENSAE ParisTech et d'un Master en économie à l'école Polytechnique et Sciences Po. J'ai travaillé trois ans en tant qu'ingénieur en intelligence artificielle puis ai démissionné pour reprendre des études en philosophie. Après une licence de philosophie en cours du soir, je me suis alors dirigé vers un master de philo à la Sorbonne. Aujourd'hui je suis enseignant du cours Data & Algorithms for Public Policy à l'école des Affaires Publiques à Sciences Po ainsi qu'en CPES à l'université PSL. Je suis également coordinateur de la Chaire Good In Tech qui travaille à penser un monde numérique plus éthique et responsable.

 

Croyez-vous que ce lieu vous a modelé ?

La Cité universitaire a beaucoup influencé mon parcours. En effet, j'ai eu la chance d'être lauréat de la bourse du programme de mécénat de la Cité, ce qui m'a financièrement aidé à poursuivre mes études. De plus, le fait que je sois aujourd'hui enseignant à PSL vient aussi de mes échanges avec les étudiants PSL de l'époque où j'étais résident à André Honnorat. C'est vraiment une chance de pouvoir vivre sa vie étudiante à Paris intra-muros avec un loyer abordable et le cadre de vie idyllique qu'offre la Cité universitaire.

 

Quel conseil donnerait le résident Jean-Marie à ses élèves habitant à la Cité internationale ?

La Cité universitaire offre une mixité et un brassage incroyable que l'on voit rarement une fois qu'on en est sorti. Avec le temps, je regrette de ne pas avoir cherché davantage à connaître certains résidents. Je conseillerais donc aux résidents actuels de s'ouvrir aux autres, sortir de sa zone de confort et d'aller chercher la différence.

 

S’il fallait résumer le séjour à la Cité en un mot, lequel serait-il ? 

Solidarité.


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